Roch à Radio Canada

Roch Voisine à radio Canada

[@ index 2 @] Cogne et Gagne : Roch Voisine et le hockey

Vendredi 4 novembre 2011

Bien avant de chausser les patins de Danny Ross dans la populaire télésérie Lance & compte, Roch Voisine passait tous ses temps libres sur la glace. C’est une blessure qui a mis fin à son rêve d’être joueur de hockey professionnel, mais il a toujours continué à jouer régulièrement.

L’an dernier, Roch a été embauché par France Télévision pour commenter officiellement les matchs de hockey du Canada et les cérémonies d’ouverture et de clôture lors des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver.

 

Juste avant l’enregistrement, Studio 12 lui a fait plaisir en lui prêtant le veston que Richard Garneau, Claude Quenneville, Jean Pagé ou même René Lecavalier ont enfilé pour la défunte Soirée du hockey à Radio-Canada.

 

 

 

[@ index 2 @] Roch Voisine : 25 ans plus tard

Mercredi 2 novembre 2011

Je n’ai jamais été groupie de Roch Voisine. Pas d’affiche grandeur réelle de son visage dans ma chambre de jeune fille. Je n’avais aucune idée préconçue du chanteur populaire ni de préjugés à son égard. J’ai fait la critique de quelques-uns de ses spectacles au cours des dernières années et chaque fois, j’ai été soufflée par son professionnalisme et sa musicalité. Surtout lors du concert-marathon (3 h 30 de musique!) au Centre Bell en juin dernier pour souligner ses 25 ans de métier.

 

 

Roch et sa guitare

Premièr constat : Roch Voisine est verbomoteur. Si le sujet l’intéresse, bien sûr. Durant l’enregistrement de la première heure radio de Studio 12, où il dévoile ses coups de coeur musicaux, Roch enfile trois cafés. Il est enthousiaste et gesticule avec éloquence pour appuyer un fait ou une anecdote. Derrière la vitre, j’aperçois son attachée de presse, Narimane, qui l’imite en souriant. C’est aussi sa blonde, mais ça, vous le saviez probablement déjà. Avec une passion de musicologue, il analyse les points forts et les points faibles des vedettes country contemporaines (Taylor Swift, Blake Shelton, Miranda Lambert et Vince Gill), note les vertus du brocrock (il faut écouter l’émission pour l’entendre expliquer ce genre de musique) et expose sa théorie sur les méthodes pour percer en France (il en sait quelque chose). Deuxième constat : Roch Voisine aime le prog rock. Beaucoup. D’ailleurs, il me fait une faveur en me faisant écouter une de ses chansons inédites — 14 minutes de prog rock made in Québec, façon Roch Voisine. C’est la suite (ou la deuxième partie) du Chemin, une chanson déjà offerte en France, mais pas dans cette forme épique. J’écoute les paroles directes et impudiques : ‎J’ai pas demandé à venir au monde, pour trois minutes, quelques secondes / Le temps d’une chanson trop usée, accrochée à vos passés. Ça, c’est l’introduction. Le reste est encore plus révélateur.

« Es-tu game d’endisquer cette chanson? » « Oui, oui », répond Roch sans hésiter. « J’assume. »

Roch Voisine et Luc de Larochellière. Pensez-y, ils ont été initiés au succès à peu près en même temps. Alors que Roch chantait le rêve américain aux Français, Luc le dénonçait avec Amère América. Il faut croire que les contraires s’attirent. Ils se sont entraperçus au summum de leur popularité, puis se sont revus 10 ans plus tard dans l’intimité du Verre Bouteille, à l’initiative du réalisateur Marc Pérusse, un ami commun. Et pour la petite histoire, c’est Pierre Lapointe qui a suggéré à l’équipe d’inviter Luc au Studio 12 de Roch!

 

Luc chante Darlin'

 

Ne reculant devant rien, Luc sélectionne Darlin’, un des premiers succès de Roch. Il faut le voir se dépatouiller avec les gentils musiciens de Roch : en 30 minutes, c’est bouclé! On a un peu de temps à perdre, j’en profite pour discuter avec le bassiste Daniel Boivin (ancien colocataire de Roch à l’Université d’Ottawa) et le batteur Shawn Sasyniuk (un charmant Franco-Ontarien qui porte un kilt). Roch arrive 10 minutes plus tard, raconte sa soirée à l’Autre Gala de l’ADISQ (où il a gagné deux prix Félix) puis répète Cowboy virtuel, un duo qu’il chante avec Luc. Même rapidité. Au lieu de l’essayer une fois puis de faire les ajustements appropriés après, ils la travaillent au fur et à mesure. L’essence même de l’efficacité. Normal, puisqu’ils cumulent ensemble presque 50 ans de métier.

Au retour du dîner, Roch empoigne sa guitare et répète Hélène. Seul. On fige un peu. C’est tellement étrange de l’entendre chanter cette célèbre chanson un mardi après-midi d’automne. Il l’enchaîne avec une autre chanson, encore plus douce. Silence. « Ça, c’est pour ma blonde », dit-il en prenant une grande respiration. Ensuite, il nous offre un extrait d’Under the bridge, des Red Hot Chili Peppers, alors que ses musiciens s’installent à ses côtés.

 

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