Roch Voisine : « Il faut toujours se renouveler »

Roch Voisine : « Il faut toujours se renouveler »

Roch Voisine : « Il faut toujours se renouveler »       

 

 
 
 
 
 
Roch Voisine : « En Europe, on sent une vraie proximité le public ».  Photo Laurence Labat

Roch Voisine : « En Europe, on sent une vraie proximité le public ».  Photo Laurence Labat

 

Avec un nouvel album dans ses bagages, le mélo-crooner Roch Voisine poursuit sa tournée européenne, qui après un carton en Belgique passera par la France et le Zénith de Dijon.

 
 

Presque 50 ans, déjà 25 ans de carrière, plus de 12 millions d’albums vendus dans le monde, l’idole revient sur ses plus beaux titres… À reculons. L’auteur du tube  Hélène, que certains croyaient disparu, revient cette année et répondait à nos questions.

Comment peut-on qualifier cette tournée, c’est un peu le best of Roch Voisine sur scène ?

« Les tournées finissent souvent par ressembler à des best of ! Mais c’est vrai ; c’est une rétrospective, sauf qu’elle est fidèle à une chronologie inversée. Il y a au moins un titre de chaque album (28 titres tirés de ses 24 albums) on remonte le temps jusqu’au premier album. Je voulais que ce qui est théoriquement à la fin passe en début de concert, pour briser un peu la règle établie, pour que le public soit là à se demander “C’est quoi la prochaine ?”, ou “Et ça, c’est sur quel album ?” ».

Pourquoi avoir baptisé cette tournée “Confidences” ? (au pluriel)

« Je parle de trucs personnels dans mes chansons, la maladie d’Alzheimer de ma grand-mère, mes enfants, ma copine… Le tout sur pas mal d’albums de genres très différents. Il a fallu réarranger les titres, trouver la bonne tonalité pour le show. Nous sommes six sur scène, ce ne sera pas juste un concert acoustique. »

Vous avez reçu une éducation anglophone, d’où vient votre attachement à la langue française ?

« Ma famille est francophone, mais d’une une province majoritairement anglophone, le Nouveau-Brunswick, donc anglais à l’école, dans la rue… Ce petit pourcentage de francophone se sent comme sur un îlot, les anglophones ne parlant pratiquement jamais français, alors que l’on parle tous anglais. C’est vraiment quelque chose qui nous appartient, et dont je ne me passe pas. »

En quoi le public Européen est-il vraiment différent du public américain ?

« J’ai justement une théorie personnelle sur le sujet. Je trouve que le public américain vient principalement au concert pour écouter. Les gens restent dans leurs bulles, ne s’intéressent pas trop à leurs voisins, préfèrent être dans la pénombre. Les Européens sont beaucoup plus participatifs, ils viennent en groupe comme à une fête, pour se faire entendre, partager un bon moment. On sent une vraie proximité. On s’en rend compte quand on éclaire toute la salle, ça ne les gêne pas, bien au contraire. »

Dans une carrière il y a des hauts et des bas, vous n’avez jamais été tenté de dire stop et de tout plaquer ?

« Non. Jamais. La beauté de ce métier c’est qu’il faut toujours se renouveler, presque se réinventer, on ne fait jamais la même chose. Le métier en lui-même est varié, entre la scène, un peu de TV, travailler sur de nouveau projet, faire des arrangements… Il y a toujours quelque chose de nouveau à faire. »

On imagine qu’entamer  Hélène doit être un moment particulier, mais quel est le moment qui vous touche le plus lors d’un show ?

« Ça dépend vraiment du show. J’aime les gens qui agissent de façon inattendue, par exemple quand la salle à une bonne réaction alors que je commence un titre moins connu. Selon les lieux et les soirées, les retours peuvent être très différents. Même si le Zénith est une grande salle, on se charge de le réchauffer, aucun problème ! »

Roch Voisine en concert mercredi 17 avril à 20 h 30 au Zénith de Dijon. Tarifs de 44 à 49 €. Billetterie sur le site du  Bien public 03.80.42.44.44. Renseignements auprès de Label LN Productions : 03.83.45.81.60, www.label-ln.com.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site